Réalité augmentée, Instagram & Cie

Décrire notre société actuelle sans passer par la case « Réseaux sociaux » serait se fourvoyer sur le jeune en 2018. Il est impensable à l’heure actuelle de passer une journée complète sans son téléphone, c’est un premier fait. Le second est qu’une journée sans ouvrir au moins un, voire quatre réseaux sociaux n’est pas banale.

Instagram, Facebook, Twitter, Snapchat.

Les quatre mousquetaires.

Les quatre acolytes.

Les quatre clones.

Enfin non, pas exactement. Ces applications sont toutes les quatre différentes, mais en soi elles remplissent la même fonction : faire exister l’être humain à travers cette société virtuelle qu’est Internet.

Poster des photos de sa nourriture, de la neige sur les toits de Paris ou des pieds dans l’eau à Bali, faire bisquer ses followers avec des vidéos dingues de la soirée de la veille ou encore balancer un tweet massacrant une personne au petit matin, tout en prenant son café sans sucre.

Posez la question à n’importe qui, demandez-lui pourquoi il ou elle est inscrit(e) sur les réseaux. 90% du temps, vous aurez droit au fameux « C’est pour garder contact avec mes amis ». C’est fascinant d’être capable d’avoir 1530 véritables amis, vous ne trouvez pas ? Un peu trop beau pour être vrai.

En 2018, l’omniprésence des individus sur la toile est absolument incroyable.

Ça pullule, ça grouille, ça clignote de partout. Les notifications, les sonneries, les rappels à l’ordre des outils informatiques aux humains. L’objet devient une nécessité. L’humain possédait l’objet, qui devient à présent possédant. Les rôles s’inversent, la dépendance se renforce, le détachement se complexifie.

Je suis la première à en être dépendante, d’ailleurs certains de mes amis m’appellent « la Reine des réseaux ». Contrôler sa vie en créant sa E-réputation. L’anglais se démocratise, Internet se démultiplie, les gens marchent dans la rue avec des écouteurs dans les oreilles ou le nez sur leurs écrans. La concentration devient compliquée, les idées grouillent, tout devient brouillon, comme ce texte. Tout se mélange, et à la fois tout se raréfie.

L’écart entre les générations se creuse, le tourbillon d’informations devient de plus en plus dense, comment ne pas perdre la tête ?

Instagram sculpte les corps, Snapchat devient maître du temps, Facebook le roi des informations privées, Twitter le duc des pensées.

Nous nous appelons digital natives, millenials, ou encore génération Y (la consonance de cette lettre en anglais nous rapproche du mot « Pourquoi »…).

Que va-t-on en tirer, de ces milliards d’informations ? Que va-t-on retenir, de ces millions de photos publiées chaque jour ? Que va-t-on penser, plus tard, de notre génération ?

Tant de questions qui me traversent l’esprit quand je prends du recul, auxquelles je n’ai pas de réponse.

Et vous ? Vous pouvez y répondre avec le hashtag #chroniquesd’unemillenial là-haut, dans mon cerveau.

F.A.

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